Vidéo : Essai Mazda CX-5 Signature SkyActiv-G 2019

vidéo essai routier CX-5 2019

Au printemps 2018, les manufacturiers Ford et GM ont annoncés qu’ils arrêteraient progressivement la production de la plupart de leurs voitures compactes et berlines au profit des segments plus populaires que représentent les camionnettes, les véhicules utilitaires sport (VUS) et les véhicules utilitaires sport compacts. Les consommateurs Nord-Américains veulent des véhicules plus gros, plus hauts et plus pratiques. Les manufacturiers ont entendus l’appel.

Mazda n’échappe pas à cette tendance puisque ses ventes de CX-5 en Amérique du Nord représentent plus du double de son deuxième produit le plus vendu, la Mazda 3. Même au Québec, territoire Gaulois des voitures compactes au sein du continent, les ventes du CX-5 sont presqu’à égalité avec celles de la très populaire Mazda 3.

L’introduction chez Mazda d’un nouveau moteur à turbocompresseur pour le CX-5 et l’approfondissement de la gamme avec l’arrivée du CX-5 SIGNATURE qui vient se positionner au-dessus du GT est donc d’une importance capitale pour le manufacturier nippon.

NOUVELLE MOTORISATION

Depuis son lancement en 2012, le Mazda CX-5 avait toujours été muni d’un moteur atmosphérique à quatre cylindres. Souvenez-vous qu’à l’époque, Mazda avait introduit le CX-5 en tant que remplacement au vieillissant CX-7 et au Tribute qui était en réalité un Ford Escape maquillé avec des écussons Mazda. Le manufacturier nippon visait alors à introduire un VUS compact pouvant rivaliser davantage avec les Honda CR-V, Nissan Rogue, Toyota RAV4 et Volkswagen Tiguan de ce monde.

SAVIEZ-VOUS QUE?

Dans les années soixante, alors que Mazda éprouvait des difficultés financières, la Ford Motor Company est venue à sa rescousse en acquérant 7% des parts de l’entreprise. Sa participation grimpa à 24,5% en 1979 et jusqu’à 33,4% en 1995. Les deux manufacturiers ont profité de leur partenariat au cours de cette période pour réaliser d’importantes économies en partageant leurs usines et plusieurs plateformes, surtout pour les modèles vendus dans les pays émergents. En Amérique du Nord, leur partenariat a donné naissance notamment au Ford Ranger et Mazda série B, au Ford Explorer et Mazda Novajo ainsi qu’au Ford Escape et Mazda Tribute. Leur collaboration prit fin en 2015 suite à un désinvestissement massif de la part de Ford après la crise économique de 2008. Aujourd’hui, Mazda s’est allié avec Toyota, notamment en lui fournissant la technologie de moteurs SkyActiv en échange de la technologie de moteurs à hydrogène développée par Toyota.

Ayant toujours figuré dans le top 5 des VUS compacts les plus vendus du pays mais n’ayant jamais trôné au sommet du palmarès des ventes, le CX-5 s’est plutôt positionné dès le départ comme étant le véhicule offrant le plus grand plaisir de conduite de sa catégorie. Souvenez-vous des fameuses campagnes publicitaires de l’époque « Vroum-Vroum! ».

C’est donc dans le même ordre d’idée que Mazda a introduit cette année son nouveau moteur 4 cylindres turbocompressé de 2,5L, le SKYACTIV-G, développant 250 chevaux et 310 lb-pi livrés aux quatre roues via une transmission à 6 rapports jumelée au système de traction intégrale i-Activ. Ce nouveau moteur sera désormais offert de série dans la nouvelle version SIGNATURE, ainsi qu’en option dans la version GT. Avec l’arrivée de cette nouvelle motorisation, Mazda vient confirmer que le CX-5 est un VUS avec un grand « S », contrairement à plusieurs de ses concurrents du segment qui se veulent plutôt des « VUs ». Malgré l’arrivée d’un moteur plus musclé, Mazda conserve sa réputation en matière d’économie de carburant puisque le nouveau CX-5 SIGNATURE offre une consommation de 8,7 litres/100 kilomètres sur route. Pour ses versions d’entrée de gamme, le Mazda CX-5 offre également un moteur 4 cylindres atmosphérique de 2,5L développant 187 chevaux et 185 livres pied de couple.

Mazda CX-5 (40 950$)
250 ch.
310 lb-pi.         
6,4 sec.

Acura RDX (46 180$)
272 ch.
280 lb-pi.
6,2 sec.

Infiniti QX50 (44 490$)
268 ch.
280 lb-pi.
6,4 sec.

Ford Escape Ecoboost
245 ch.
275 lb-pi.
7,3 sec.

Honda CR-V
190 ch.
179 lb-pi.
7,5 sec.

Volkswagen Tiguan
184 ch.
221 lb-pi.
8,2 sec.

Nissan Rogue
170 ch.
175 lb-pi.
9,1 sec.

Toyota RAV4
176 ch.
172 lb-pi.
7,8 sec.

cx-5 signature skyactiv

NOUVELLE VERSION

Le Mazda CX-5 est toujours offert dans ses versions GS, GX et GT. En primeur cette année, les sièges chauffants sont désormais de série dans la version de base et sont maintenant ventilés dès la version GT. L’ajout de la version SIGNATURE se joint également aux nouveautés 2019. Deux ans après le lancement de la deuxième génération du Mazda CX-5, l’arrivée de cette version cadre parfaitement dans la nouvelle stratégie du constructeur qui propose déjà la version SIGNATURE dans les Mazda 6 et CX-9. Plusieurs de ses modèles sont dotés de cette variante haut de gamme dans le but de faire davantage compétition aux Acura et Infiniti de ce monde. Force est de constater que Mazda semble avoir réussi son pari puisqu’avec un prix de 40 950$, le CX-5 SIGNATURE n’a rien à envier à ses concurrents les plus haut de gamme en termes de performances et de qualité de finition.

Au niveau de l’équipement, le Mazda CX-5 SIGNATURE offre évidemment l’ensemble des systèmes de sécurité : Système de traction intégrale i-Activ, le système de fonctionnalité intelligent i-Activness et le contrôle de vecteur de la force G Plus (GVC Plus) qui fait varier le couple distribué aux roues en plus d’appliquer légèrement les freins aux roues intérieures en virages pour offrir une direction des plus précises. La version SIGNATURE est également équipée à la fine pointe de la technologie au niveau de la connectivité puisqu’elle inclut les systèmes Apple CarPlay et Android Auto qui étaient tant attendus par ses clients. Notez que pour les propriétaires de CX-5 2014 à 2018, il est possible de faire installer Apple CarPlay et Android Auto à leur système moins récent moyennant des frais d’environ 200$ en plus des deux heures de temps nécessaires au technicien pour en faire l’installation.

L’intérieur du Mazda offre sans contredit un niveau de luxe jusqu’ici jamais vu à bord du CX-5. On retrouve des boiseries Abachi à l’intérieur des portières et sur le tableau de bord, une qualité de cuir exceptionnelle qui recouvre les sièges signés Nappa, des touches de chrome satiné, un éclairage ambiant aux lumières D.E.L, le volant chauffant et un système de son BOSE à 10 haut-parleurs. L’habitacle du CX-5 présente un design somme tout épuré et moderne, semblable à ce que l’on peut retrouver chez Audi. Visuellement, le tableau de bord est moins monotone que dans la version précédente et l’écran de 7 pouces du système d’info divertissement est sculpté à même le tableau de bord d’où il ressort, un peu comme l’écran que propose Mercedes-Benz dans sa classe C. Les concepteurs chez Mazda affirment que les écrans tactiles sont distrayants et préfèrent que les conducteurs du CX-5 naviguent dans le système d’info divertissement à l’aide de la roulette de contrôle située entre les deux baquets avant. Par mesure de sécurité, l’écran devient tactile uniquement lorsque le véhicule est stationné.  

Côté pratico-pratique, le CX-5 offre un habitacle spacieux, un accès facile aux sièges arrière qui sont d’ailleurs chauffants dans la version SIGNATURE et qui offrent deux ports USB intégrés dans l’appui bras. Lorsque la banquette est rabattue, le coffre quant à lui a une capacité de 875 litres et 1687 litres.

DESIGN AUDACIEUX

En 2012, le Mazda CX-5 fut le premier véhicule Mazda à être dessiné avec l’approche Kodo, qui signifie l’âme du mouvement et vise à unir le savoir-faire japonais intemporel avec l’innovation révolutionnaire du manufacturier. Le nouveau CX-5 continue donc sur cette lancée en offrant un look à la fois agressif, tout en faisant preuve de plus de maturité. Le premier élément que l’on remarque en admirant le CX-5 est son immense calandre avant qui s’étend entre les phares au D.E.L, ceinturé au niveau de sa partie inférieure par une jolie ligne de chrome et au milieu de laquelle se trouve l’emblème massif en « M » de Mazda. Résultat, la partie avant projette une impression de profondeur et de sophistication très agréable à l’œil.

Sur le côté, la ligne sous les vitrines du CX-5 plonge vers l’arrière de manière à s’agencer parfaitement avec les phares arrières et les ailes, tout en faisant réfléchir la lumière sur ses formes savamment sculptées au niveau des portières. Les versions GT et SIGNATURE viennent de série avec de superbes roues en alliage aux teintes gris foncé de 19 pouces de diamètre.

On remarque tout de suite que les phares arrières s’amincissent vers leurs extrémités intérieures, s’intégrant à merveille avec le coffre qui présente en son centre, où se trouve la plaque d’immatriculation, une forme similaire à celle que la calandre propose, mais de moindre taille. Le pare-chocs arrière offre quant à lui un look beaucoup plus sobre que ce que l’on retrouvait sur le CX-5 de première génération. Les designers chez Mazda ont encore opté pour un plastique de couleur gris foncé pour la section la plus basse du pare-choc arrière, mais de moindre envergure cette fois-ci, puisqu’il surpasse les deux pots d’échappements chromés de quelques centimètres seulement, contrairement à ce que présentait le premier modèle de CX-5.

UNE CONDUITE SURPRENANTE

La première génération du Mazda CX-5 était reconnue comme étant le VUS compact offrant la meilleure tenue de route, une précision de conduite inégalée dans sa catégorie et des temps d’accélération très compétitifs. La deuxième génération est encore mieux surpassant la compétition en matière de conduite. Certaines critiques diront que la transmission à six rapports dont le CX-5 est muni est dépassée comparé aux boîtes à huit, neuf et même dix rapports que l’on retrouve sur le marché, mais croyez-moi, Mazda a pris la bonne décision en conservant cette boîte. Au moment où l’on appuie notre pied droit sur l’accélérateur, les reprises sont hyper rapides puisque la transmission n’a pas à rétrograder de deux ou trois rapports pour délivrer la puissance voulue. Les temps de réaction sont encore plus courts en activant le mode sport. De plus, la transmission du CX-5 ne passe pas automatiquement au dernier rapport lorsqu’on appuie à moitié sur l’accélérateur et elle ne produit pas un son d’agonie au niveau du moteur, contrairement aux concurrents munis de boîtes CVT.

Les amortisseurs ont été revus de manière à réduire la friction et à offrir un meilleur confort sur la nouvelle génération du CX-5. Malgré cet assouplissement, le VUS compact ne donne jamais l’impression de flotter ou tanguer. Les ingénieurs de chez Mazda ont également intégré des bagues de bras de suspension remplies de liquide, ce qui vient absorber davantage les chocs causés par les chaussés cahoteuses et rend la conduite plus confortable. La fermeté de la direction du CX-5 a été légèrement rehaussée par rapport à la première génération, ce qui est une bonne chose à mon humble avis. Le sentiment de précision que procure le CX-5 lorsque l’on est derrière le volant est tout simplement sensationnel et fait vraiment de ce véhicule le leader de sa catégorie en matière de plaisir de conduite. C’est d’ailleurs pour cette raison que le CX-5 est le VUS compact le plus apprécié par les journalistes automobiles indépendants avec ses nombreux prix remportés :

  • Meilleur achat 2018, Véhicule Utilitaire Compact – Le Guide de l’Auto
  • Meilleur VUS de sa catégorie 2018 – AJAC
  • Meilleur VUS compact 2018 – Auto123.com
  • Top 3, Véhicule Mondial de l’année – World Car Awards
  • Top safety pick – Insurance Institute For Highway Safety
  • Meilleure nouvelle innovation technologique, G-Vectoring Control – AJAC

CX-5 2021

29 200 $
28 700 $
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